Jean-Claude Lehmann
Présidence fondatrice de l'Académie des Technologies.



Un pilier scientifique du Prix Marius Lavet
Jean-Claude Lehmann est un pilier du Prix Marius Lavet. Il en a renforcé le rayonnement en initiant le partenariat avec l'Académie des Technologies, qu'il a contribué à fonder et qu'il a présidée, et il a constamment veillé à la qualité du processus d'identification et de sélection des candidats du prix.
Une formation classique de physicien
Après ses études au lycée Janson-de-Sailly à Paris, il intègre l'École normale supérieure en 1959. Attaché de recherches au CNRS au laboratoire de physique de l'ENS dès 1963, il soutient son doctorat ès sciences en 1966 et y poursuit ses travaux comme chargé de recherches jusqu'en 1969.
Nommé maître de conférences à l'Université Paris VI, il devient professeur titulaire de physique en 1971. Il enseigne en parallèle à l'École supérieure d'optique de 1968 à 1981.
Du CNRS à Saint-Gobain
En 1981, il prend la direction scientifique du CNRS et celle du département Mathématiques et Physique de base. Il rejoint ensuite le Groupe Saint-Gobain en 1989 comme directeur de la recherche, exemple de circulation entre recherche académique et recherche industrielle qui distingue les profils marquants de la physique française du XXe siècle.
L'ensemble de ses travaux scientifiques, menés entre 1961 et 1981, se déroule au Laboratoire de spectroscopie hertzienne de l'ENS, aujourd'hui Laboratoire Kastler Brossel (du nom des deux prix Nobel qui y ont travaillé).
Une carrière institutionnelle dense
Président d'honneur de l'Association des anciens de l'ENS, membre du conseil d'administration de la Fondation Hugot du Collège de France, du Comité des Experts de la Fondation Alcen et du conseil scientifique de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, Jean-Claude Lehmann incarne le profil rare d'un physicien académique devenu acteur central de l'innovation industrielle et de la valorisation scientifique en France.








